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Rethinking Our Relationship With Artificial Intelligence

A podcast series examines AI and its influence on humans. Illustration: Casey Chin; Getty Images

Artificial intelligence now shapes our lives in profound ways, curating social media posts that drive us apart, determining who gets a loan or probation, and even helping choose our romantic partners.

This week, WIRED is launching Sleepwalkers, based on a series of podcasts that examine the AI revolution.

The first episode, available here, examines how AI manipulates and exploits us. It asks what kind of a future are we letting the technology build and offers some ideas for what to do about it. Host Oz Woloshyn discusses the sway that AI has over us with several experts trying to understand technology’s influence and to unravel where we may be headed.

Tristan Harris, who once worked on technological persuasion at Google, now runs a think tank called the Center for Humane Technology, where he worries about AI’s power to seduce and manipulate us.

“We’ve basically got 2 billion humans completely jacked into an environment where every single thing on your phone wants your attention,” Harris says. “Their incentive is to calculate ‘what is the perfect, most seductive thing can I show you next?’”

Modern advertising also shows the reach that AI now has. Gillian Brockell, a writer at The Washington Post, discovered in tragic circumstance how advertising algorithms now track our personal lives. Her Facebook ads quickly seemed to understand that she was pregnant, and they served as a cruel and relentless reminder when she lost her child. She learned that resisting this AI-powered tracking and production promotion is much easier said than done.Keep Reading

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The latest on artificial intelligence, from machine learning to computer vision and more

Are we doomed, though? Perhaps not. Woloshyn also considers ways we might wrestle back some control from the machines.

At Jigsaw, for instance, an Alphabet subsidiary, Yasmin Green is trying to understand how search algorithms contribute to extremist recruitment and how they might be hijacked to steer people in a more peaceful direction.

And at Match.com, not everyone believes you should put your faith in Cupid’s algorithmic arrow. The anthropologist Helen Fisher, who serves as chief scientific adviser, considers both the positive and negative effect AI has on modern love, and she suggests that we spend more time getting to know people than swiping right or left.

Ultimately, AI’s capacity to control and influence us raises some deep questions. How do we agree which values AI should reflect? How do we resist products so finely tuned to our strongest desires? And how do we ensure that profit isn’t the only motive served?

One thing seems clear. As the ex-Googler Harris says, it may be time to rethink our relationship with such powerful technology. “We have to recognize that this is having real-world consequences,” he says.

Synthèse

Intelligence artificielle

Jeux de réflexion, diagnostics médicaux, assistants vocaux, voiture autonome, analyse de données, écriture automatique… Grâce aux réseaux de neurones et à l’apprentissage profond,  l’intelligence artificielle a fait des progrès stupéfiants ces dernières années. Au point de dépasser bientôt l’intelligence humaine ?

Les machines vont-elles s’améliorer jusqu’à dépasser l’intelligence humaine et prendre le contrôle du monde ? Pour Jean-Louis Dessalles, enseignant-chercheur à l’école Télécom ParisTech, ce scénario apocalyptique à la Terminator est fort peu probable. Mais l’intelligence artificielle n’en comporte pas moins des dangers bien réels : accroissement du chômage en raison de l’automatisation de nombreux métiers, réduction de la vie privée à peau de chagrin… Dans cet ouvrage passionnant, il fait le point sur ces dangers réels et fantasmés, ainsi que sur les vraies possibilités de l’IA.

Des intelligences très artificielles étonne deux fois : une fois par la grandeur des réalisations de l’intelligence artificielle, une autre par ses limitations. Dessalles décrit avec clarté et enthousiasme les pistes suivies par les informaticiens et les succès époustouflants qu’ils ont obtenus. Ainsi, les prouesses dans la reconnaissance d’images ou la traduction automatique donnent le vertige : des machines peuvent maintenant décrire des photographies, donner le change lors de brèves conversations ou traduire avec finesse des textes littéraires.

Mais faut-il pour autant les qualifier d’intelligentes ? Spontanément, nous avons tendance à imaginer une certaine compréhension quand un réseau de neurones artificiels énonce avec justesse une phrase comme : « Cette image représente une femme lançant un frisbee ». Mais pour Dessalles, c’est une illusion. Il montre de manière convaincante que toutes ces performances relèvent du réflexe, pas de la réflexion, et que ces « intelligences très artificielles » sont en réalité des machines stupides, quoiqu’époustouflantes : elles sont capables de nous imiter, mais sans faire preuve de la moindre compréhension. Si ce spécialiste n’écarte pas la possibilité de ruptures technologiques majeures, son verdict est sans appel : « Rien ne permet de croire qu’une super-intelligence pourrait être construite dans un avenir prévisible sur la base de ce qui existe. »

IA : le potentiel danger des intelligences surhumaines

Entre l’idée de superintelligences menaçantes et celle, plus sympathique, de machines qui ne seraient que notre prolongement, laquelle est la plus vraisemblable ?Jean-Paul Delahaye|  27 mars 2019|  POUR LA SCIENCE N° 498|  20mn

La machine championne de jeu de go.

La machine championne de jeu de go.© Shutterstock.com/maxuser

Un exploit étonnant vient d’être réalisé dans le domaine des recherches en intelligence artificielle (IA). Le programme AlphaZero, conçu et programmé par David Silver et son équipe de la société DeepMind, apprend seul, en jouant contre lui-même et en ne connaissant que les règles, à jouer aux échecs, au go ou au shogi (échecs japonais). Il a dépassé le niveau des meilleurs joueurs humains dans ces trois jeux.

L’exploit est un formidable progrès : l’ordinateur Deep Blue, qui a battu en 1997 le champion du monde d’échecs Gary Kasparov, combinait de bons algorithmes et une connaissance experte des ouvertures de jeu, des fins de partie et de l’évaluation des configurations, ces expertises provenant des meilleurs joueurs humains qui avaient en quelque sorte « instruit le programme ».

Avec AlphaZero, plus besoin d’experts humains transmettant un savoir patiemment acquis ; pour ce type de jeux, l’IA travaille seule et obtient mieux que ce à quoi aboutissent des siècles de concentration humaine. Les chercheurs qui ont mis au point AlphaZero précisent : « Nous avons appliqué AlphaZero aux jeux d’échecs, de shogi, ainsi qu’au go, en utilisant le même algorithme et la même architecture réseau pour les trois jeux. Nos résultats démontrent qu’un algorithme polyvalent d’apprentissage par renforcement [l’algorithme favorise les choix qu’il fait quand il gagne] peut apprendre, tabula rasa, sans connaissances ni données humaines spécifiques. »

À mesure que l’intelligence artificielle progresse, des questions de plus en plus pressantes sont formulées à son sujet. Certains chercheurs et philosophes qualifiés parfois de technoprophètes nourrissent le débat et proposent des visions du futur, variées et contradictoires. Qu’on s’en réjouisse ou qu’on le craigne, nul ne doute que les machines intelligentes, peut-être mises en réseaux ou fusionnées aux humains, façonneront notre avenir.

Parmi ces penseurs qui tentent de déchiffrer le futur, citons Nick Bostrom, Ray Kurzweil, Ben et Ted Goertzel, Hans Moravec, Francis Heylighen, Hugo de Garis, et Clément Vidal. Tous réfléchissent à ce que pourrait être une intelligence artificielle supérieure et à son attitude face à l’humanité.

Réseaux

L’intelligence artificielle va-t-elle créer des emplois ?

Nouveaux métiers, nouvelles compétences, nouveaux services… L’irruption de l’intelligence artificielle (IA) dans le monde du travail devrait bouleverser l’ensemble des secteurs d’activité. Pour le meilleur ? Extrait du hors-série de Sciences et Avenir 199 daté octobre-novembre 2019. Avis aux futurs étudiants : oui, l’intelligence artificielle (IA) va recruter, et par millions sur la planète ! Et d’abord des ingénieurs. Selon le géant de la technologie chinoise Tencent, il en faudra en effet des millions dans les prochaines années pour répondre aux besoins des entreprises ! Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg… Pourquoi ? Parce qu’en créant leurs algorithmes, les informaticiens donnent des idées aux entrepreneurs à la recherche de nouveaux créneaux. Si les pionniers, Uber, Airbnb ou BlaBlaCar, ont aujourd’hui atteint des tailles respectables, des myriades de « jeunes pousses » tentent leur chance dans presque tous les secteurs d’activité.

Bien entendu, ces sociétés doivent créer des postes pour gérer les contacts avec les clients, le suivi au jour le jour de l’activité, mais aussi la maintenance de ces technologies émergentes. 50 000 « contrôleurs » seraient ainsi nécessaires pour encadrer le déplacement des futures voitures autonomes – un nombre équivalent à celui des aiguilleurs du ciel employés aujourd’hui dans le monde. Enfin, selon l’OCDE, de nouveaux métiers naîtront de la disparition de tâches routinières réaffectées à l’IA. Car la demande des consommateurs en conseils individualisés devrait fortement progresser, ce qui exigera beaucoup plus de personnel pour, par exemple, faire fonctionner les plateformes de vente en ligne.

IA-comptables, IA-commerciaux, IA marketeurs…

Par ricochet, l’IA devrait créer aussi des emplois de formateurs. Car elle va transformer tous les métiers. « Dans les années à venir, son usage accru conduira chaque employé à maîtriser de nouvelles compétences, affirme Michaël Bentolila, président d’Insideboard, une start-up spécialisée dans la conduite du changement en entreprise. Nous allons voir émerger des IA-comptables, des IA-commerciaux, des IA-marketeurs… Des employés “augmentés” d’une capacité d’analyse pertinente. » Exemple dans les transports, où l’IA est déjà utilisée pour la « maintenance prédictive », c’est-à-dire la détection de l’usure des pièces, afin qu’elles soient remplacées avant de casser. Un ensemble d’opérations indispensables pour éviter qu’un train ou un bus ne tombe en panne… laissant des dizaines de passagers sur le bord de la route. « L’IA va permettre aux collaborateurs de se focaliser sur les tâches techniques les plus intéressantes, celles qui font appel à l’intelligence », vante Michaël Bentolila. Les enjeux de formation sont donc importants. En 2030, selon l’OCDE, 25 % des emplois dans la logistique et l’industrie, 20 % dans les transports, 35 % dans la finance et la quasi-totalité des métiers de l’éducation devront s’adapter.

Cette « montée en gamme » doit cependant être pondérée. L’IA crée aussi des emplois peu qualifiés. Les chauffeurs VTC, les livreurs de plats cuisinés sont les avant-courriers de nouvelles formes de travail modelées par l’IA. Car si la relation commerciale est dématérialisée, l’exécution, elle, reste l’affaire des hommes… Dans leur livre Ubérisation = économie déchirée *, les consultants Bruno Teboul et Thierry Picard observent l’effacement du salariat, et de sa relative protection, au profit du paiement à la tâche, constat qu’effectue également Antonio Casilli. Outre la précarité croissante de ces « employés », ces chercheurs démontrent que la valeur qu’ils créent est captée par les gestionnaires des plateformes numériques.

Reste que des métiers demeureront à l’écart de cette transformation. L’OCDE a ainsi listé les tâches exigeant une dextérité et un savoir-faire particuliers. Artisanat d’art, travail à façon, activités exigeant une intelligence créative pour matérialiser des idées originales, comme dans la haute couture et l’industrie du luxe… Mais également les emplois liés au social, où la connaissance et la compréhension de l’autre demeurent primordiales. L’IA n’est donc pas un horizon indépassable, et son coût de mise en œuvre risque de la rendre peu pertinente pour des secteurs à faible valeur ajoutée comme l’hôtellerie-restauration ou l’artisanat du bâtiment.

Serai-je recruté par un moteur de recherche ?

« Le recrutement par algorithmes, c’est déjà là ! affirme Michaël Bentolila, président d’Insideboard, une startup spécialisée dans la conduite du changement en entreprise. Des sites professionnels comme Linkedin choisissent des profils grâce à des moteurs de recherche intelligents », jouant un rôle de chasseurs de têtes. En réalité, c’est l’ensemble de la chaîne de formation et d’accès à l’emploi qui est touchée, sans pour autant que le numérique ait fait preuve d’une réelle efficience. En témoignent les difficultés de Bob Emploi : fin 2016, cette start-up se faisait fort de réduire de 10 % le nombre de chômeurs en France en utilisant le big data. Pôle Emploi a donc financé l’entreprise et lui a confié les données anonymes de chercheurs d’emploi. Deux ans et demi plus tard, son efficacité, comme celle des nombreuses plateformes spécialisées déjà existantes, est sérieusement remise en cause.

Par ailleurs, une multitude de start-up se flattant d’utiliser l’IA ont investi le secteur du conseil en orientation et de la recherche de formations. Mais « la réalité, c’est que l’outil numérique ne permet absolument pas de se passer de contacts humains », rappelle Muriel Ekovich, responsable du programme Inspire de conseils « post-bac » financé par le ministère de la Recherche. Ainsi, les 82 000 lycéens inscrits l’an dernier sur cette plateforme n’ont pas seulement rempli une fiche de renseignements. Ils ont aussi reçu les conseils de 15 000 étudiants bénévoles fréquentant déjà les filières convoitées.

Chasseur de talents ( Executive Search )@Charles_ADELINE

L’intelligence artificielle ne remplace pas le savoir-faire humain dans le recrutement

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